Whisky Live 2017 Acte I

Le Whisky Live 2017 

Evènement incourtounable pour les amateurs de Whisky, l’édition 2017 du Whisky Live s’est tenue ce week-end à Paris, à la Cité de la Mode et du Design dans le 13ème arrondissement.
Cette année, après un long périple de la Bretagne vers Paris, je me suis rendu aux festivités avec un modeste  » Pass découverte », le pass VIP me semblant quelque peu déraisonnable en prix. Le but était aussi de passer un peu plus de temps sur le plateau pour essayer soit de dénicher une petite perle parmi les nouveautés, soit tout simplement d’essayer des choses que je ne connaissais pas.
Premier constat : des stands de plus en plus travaillés et de plus en plus gros. Et surtout, un marketing de plus en plus imposant pour les grands. Et la question reste : pourquoi autant d’argent investi dans le marketing, pour des grandes maisons bien connues? Le stand Dalmore était magnifique, Glenmorangie, Ardberg, Macallan…. Je vous laisse chercher les différentes explications, mais je crois que le « petit verre » du Whisky Live 2017 est bien révélateur…
Bien sûr, je n’ai pas pu tout essayer, tout goûter, mais voici ce qui pour moi me semble intéressant.
That Boutique-y Whisky Company
Petit stand, mais bonne surprise. Je m’étais jusqu’à présent refusé d’acheter un de leur embouteillages, car je trouvais leurs tarifs très élevés, surtout pour du 50cl.
4 bouteilles testées et 4 plutôt de bonne qualité, dont un excellent Speyside 9 ans (Glenfarclas) à 60,5%, un de mes coups de coeur du plateau : c’est gourmand, une petite note fumée au nez, et une belle longueur. Le Blended malt 35ans est aussi une belle réussite avec une grande douceur. Le Macduff, avec une belle finesse et une belle douceur est sympa, mais manque un peu de caractère tout de même. Pour finir, le Darkness 23 ans, avec un vieillissement en fût d’Olorosso de mémoire, et c’est plutôt une belle réussite.

ELEMENTS OF ISLAY

Petit arrêt chez Elements of Islay. Difficile de se frayer un chemin, mais j’ai tout de même réussi à goûter deux whiskys, un Bowmore et un Bruichladdich. L’un des deux était exceptionnel (« une bombe » même, y a pas d’autre mot!), mais malheureusement, dans la cohue, impossible de me souvenir duquel il s’agit…
BALBLAIR
Chez Balblair, on peut noter un joli 1990 bien floral, équilibré, très classe en tout cas…
CHICHIBU
Chez Chichibu, c’est la version en fût d’IPA que j’ai retenue car vraiment, vraiment au-dessus des autres. Une belle complexité, aussi bien au nez qu’en bouche, c’est vraiment bien fait !
LAPHROAIG
Le 15 ans survole clairement le reste de la gamme, déception sur le 18 ans qui semble bien insipide à côté du 15 ans.
BENRIACH
Chez BenRiach, le 20 ans en fût de Sherry est très sympa, et le seul notable à mon goût chez eux.
A noter aussi pour finir : un très beau Kilchoman en fût de Sherry, vraiment très bien fait avec une tourbe bien profonde et complexe. Et Ben Nevis avec son 10 ans qui reste une valeur sûre.

Les déceptions

 
Compass Box :
le Phénomenology . Une impression de déjà vu avec cette version Compass Box, qui semble manquer cruellement d’inspiration ou de matière première, mais en tout cas rien de bien fantastique sur le stand…
 
Benromach : 
La version pour LMDW m’a laissé de marbre. C’est tourbé, et peut être trop, écrasant à mon avis un peu trop le distillat… Alors que le 10 ans est fantastique, pourquoi ne pas aller sur le même chemin? Ah oui c’est vrai! La tourbe ça se vend encore très bien !
 
Eddu :
La cuvée diamant : mal équilibrée, et c’est dommage car en bouche il y a quelque chose d’intéressant. Malgré une cuvée limitée à environ 300 exemplaires (encore heureux), un budget de 200€ n’est vraiment, vraiment pas justifié.
Gordon Macphail : Gordon & MacPhail
Grande déception : une très belle maison, très respectable, mais là vraiment c’était insipide…. Ok Gordon Macphail c’est surtout les vieux Strathisla, Glent grant… Mais j’ai souvenir il y a 2 ans de belles choses abordables (Ardmore 98…). Mais là, pas mauvais, mais vraiment pas indispensable.
La « palme » revient pour moi à Douglas Laing !
Un Ben Nevis 20 ans, qui n’a rien à voir avec un Ben Nevis, ça semble jeune et très tourbé, loin de la classe de Ben Nevis… Et un Autchentoschan, vraiment dispensable.
En conclusion, le plateau de cette année était un peu fade à mon goût, même si j’ai quand même pu goûter quelques bonnes choses. Tout l’intérêt du salon était à mon avis du côté VIP.
A noter que l’organisation s’est quand même améliorée au fil des années; malgré cela l’accès à certains stands était assez compliqué, me décourageant parfois d’y aller.

 

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