Whisky Le Guip Benjamin Kuentz

 

Troisième whisky édité par Benjamin Kuentz, le Guip est né d’une rencontre entre le chantier naval du Guip à Brest et Benjamin. Cette édition est un hommage à ces bateaux de bois affrontant cette mer bretonne si capricieuse…

A l’ouverture, c’est très fermé, mais l’iode et la tourbe sont dominantes; par la suite, de l’eau de vie de poire est présente aussi. L’ouverture lui fait clairement du bien, c’est plutôt très délicat avec un mélange de poire, de caramel au beurre salé, légèrement citronné, des algues, j’ai la sensation de cette odeur de plage bretonne. Un arôme de jeune malt herbacé est là en arrière plan, c’est à la fois jeune, fougueux, malté, tout en gardant une certaine maîtrise. Le boisé est discret, bien intégré, sympa.

En bouche, ce n’est pas mal du tout; son caractère ne s’effondre pas, sa petite touche tourbée qui est là en rappel parvient à nous faire glisser, toujours avec ces arômes de poire, de caramel, de malt sur une finale bien iodée et un peu chocolatée. Ca reste fluide, fin, et la finale est bien explosive avec l’iode. A noter que la dilution lui fait le plus grand bien.

Un whisky très sympathique; le nez est pour moi un petit ton en dessous avec un alcool un peu trop présent à mon goût, mais la bouche ainsi que la finale sont vraiment très plaisants. Un jeune (8ans) Armorik qui ne démérite pas et une cuvée qui mérite l’attention.

Note : 84

Rapport qualité prix :/4

Prix : 75€

Dégustation Scapa Gordon&McPhail 2005/2016 45%

Scapa Gordon&Mcphail 2005/2016 45% 

Nez : Sur l’iode, assez typique de Scapa. De la fraîcheur, un peu herbacé, et un peu fermé de premier abord. Avec un peu d’ouverture, les fruits prennent plus de place avec notamment le kiwi, mais aussi un peu de fruits exotiques. En revanche, l’alcool se fait trop sentir à mon goût, lui apportant un déséquilibre assez désagréable.

En bouche : l’attaque est plutôt douce, c’est même gourmand, huileux, il y a une certaine harmonie. En termes d’arômes, un côté légèrement beurré apparaît, laissant petit à petit des arômes de fruits secs, comme la figue. L’iode est plutôt discret et on finit avec un bel arôme de marzipan bien gourmand.  La finale est moyennement longue, et peu mémorable, sur une note chocolatée.

Un whisky qui pêche par un nez où l’alcool est un peu agressif, et une bouche qui peine un peu à marquer les esprits, malgré un bon équilibre et un côté gourmand. Il est clairement supérieur à ce que peut nous faire découvrir les versions officielles de Scapa et ça, c’est un bon point.

Note : 82

Rapport qualité prix : /4

Source Photo : LMDW

 

Nouveautés Wemyss Malts

Bowmore 1987 43,7% Bonfire Attire :

Un Bowmore au profil atypique, un nez plutôt discret sur l’iode et la violette, c’est élégant avec un alcool bien intégré. En bouche, ça devient « so magic ».
On découvre un bel arôme de violette, de bois précieux, un arôme barbecue,c’est magnifique. Mais où est la tourbe ? En finale, l’iode revient une dernière fois clôturer ce bel instant. Mais que de plaisir avec cette version.
Le prix est certes un peu élevé, mais le plaisir est là, et si vous connaissez un vieux Bowmore pas cher, prévenez-moi.

Note : 91

Rapport qualité prix : /4

Bunnahabhain 1990 46% The Ice Cream Shack :

Au nez, tout de suite on sait qu’on a affaire à un vieux Bunnahabhain. C’est mielleux à souhait, crémeux, gourmand, avec des notes pâtissières, du caramel, vraiment sympa. C’est parfaitement maitrisé aussi bien au nez qu’en bouche ! un très beau Bunnahabhain tout en élégance, en délicatesse, sans perdre en gourmandise.
Une version soignée et typique d’un Bunnahabhain âgé.

Note : 89

Rapport qualité prix : /4

Bunnahabhain 2002 46% Lemon Butter Sole :

Une belle fraîcheur au nez avec des notes de citron et d’agrumes se mélant à l’iode, nous plongeant l’histoire d’un instant en bord de mer, attablés devant un beau plateau de fruits de mer. En bouche, même histoire, c’est bien tonique, avec en contre partie une petite note sucrée    de caramel. Le tout dispose d’une complexité et n’est pas monolitique. La finale est moyennement longue mais l’expérience est très intéressante et je pense qu’il serait
assez intéressant de revenir sur cette version, qui est assez bluffante.

Note : 87

Rapport qualité prix : /4

Clynelish 1995 46% Continental Platter :

Je dois avouer que j’avais un petit a priori sur ce Clynelish. Les versions sont nombreuses à sortir en ce moment, et donc faire sa place et marquer les esprits n’est pas évident.
Un nez assez gourmand avec des notes pâtissières, et surtout une bonne dose de cire d’abeille, c’est vraiment très bien fait. En bouche la gourmandise se prolonge avec un arôme beurré, toujours la cire d’abeille. C’est rond, bien équilibré et plutôt facile à boire. Pour finir, une finale moyennement longue qui est un prolongement des arômes en bouche. Un Clynelish de bonne facture; un peu plus de complexité en bouche aurait été un plus, mais l’ensemble est plutôt cohérent et de bon niveau.

Note : 88

Rapport qualité prix : /4