Dégustation Aux Particules Vines Benjamin Kuentz

 

Benjamin Kuentz est de retour avec une nouvelle cuvée « Aux Particules Vines » présentée au Whisky live. Une cuvée à 46% distillée chez Rozelieures.

Au nez :

Une sensation de cave humide, j’ai l’impression de me trouver chez un vigneron. Fût humide, un peu de rancio, la noix, le beurre apparaîssent, avec un peu d’épices. Des notes de céréales de fruits blancs (poire, pomme) avec une nette dominante de poire. L’alcool se fait légèrement sentir sans être gênant.

En bouche :

Une attaque plutôt franche, sur la poire juteuse les cérales. Un léger boisé avec un peu d’épices apparaîssent. J’avais un peu peur que le vieillissement en fût de Bourgogne prenne le dessus, mais ce n’est pas le cas. La finale est moyennement longue se terminant sur les mêmes notes.

Un whisky léger, facile à boire, rappelant « D’un » Verre printanier mais plus abouti, grâce a ce vieillissement en fût de Bourgogne blanc.

Notes : 82

Rapport qualité prix :/4

Prix :59€

Ben Nevis 2007 56,2% Le Gus’t

Au premier abord, un whisky certes jeune mais pas déplaisant. C’est frais, fruité,

de la poire, du fruits exotique (papaye). Dans un deuxième temps une note de céréales se développe, accompagnée d’une touche sucrée  assez intéressante. Le nez est bien équilibré malgré un alcool un peu présent.

En bouche, comme avec le Ben Nevis 1990, beaucoup de caractère de premier abord, mais avec une belle maîtrise, on n’est pas dans le “trop”. La poire est toujours présente avec toujours cette note sucrée. Un peu de cire d’abeille accompagnée des notes céréalières. Une finale dans la même trame se finissant sur une belle longueur.

Un bon dram à moins de 100€, un dram pas aussi audacieux que le Ben Nevis 1990, mais plus accessible. Il fait son travail et c’est tout ce qu’on lui demande

Note : 85

Rapport qualité prix :/4

Prix :89,50€

 

Dégustation Ben Nevis Le Gus’t 1990

Une attaque avec des arômes de raisin, d’orange amère, qui laisse place ensuite à un nez très connoté vin jaune (rance, noix). Le Sherry et le fût de Porto se livrent une vraie bataille: on perçoit tantôt le côté sucré du fût de Porto, tantôt le côté sec du Sherry. L’alcool est parfaitement intégré, ce qui donne un nez gourmand, sans être dans l’excès.

En bouche au premier abord, le Sherry est plus présent; son caractère s’affirme vraiment, tout en gardant un bon équilibre. Le combat entre le Sherry et le fût de Porto converge vers un équilibre, apportant une lecture à deux niveaux de ce whisky. Des notes vineuses, de Kirsh, d’orange amère, de vinaigre balsamique, de café se fondent à merveille avec un léger boisé en retrait.

Le style Ben Nevis passe, il est vrai, un peu en retrait, sans être inexistant pour autant, et rajoute à ce whisky comme une troisième couche. On finit par une bonne longueur où, à mon avis, le Sherry s’impose un peu plus, se mêlant à un léger boisé.

J’ai attendu avec impatience de pouvoir goûter ce whisky, et je dois dire que je n’ai pas été déçu. C’est un whisky très audacieux, car faire vieillir du Ben Nevis dans deux fûts différents tout en réussisant un bon mariage n’est pas chose aisée… Je crois qu’il remplit parfaitement cette mission, à savoir nous faire découvrir Ben Nevis sous un autre jour et réussir à jouer de nos papilles…

Note : 89

Rapport qualité prix :/4

Prix : env 150 €