Kaerilis : Vague à Donnant…

Aujourd’hui, alors que j’arpentais le pavé quimperois sous un soleil de plomb, je fis l’heureuse découverte de « L’échoppe Bretonne « . Je fus attiré, comme d’habitude, par le rayon Whisky et Rhum. Et là je tombai sur quelque chose que je ne connaissais pas : « Kaerilis ». Avec un grand sourire, « la tenancière » me proposa un petit verre, que j’acceptai avec une timidité apparente, mais loin de moi au fond l’idée de refuser (c’est pas le genre de la maison!). Je fis la découverte de ce joli breuvage…

Un nez de poire, très rafraîchissant surtout avec cette chaleur. C’est jeune certes, mais bien expressif. Vraiment surprenant de vivacité.

En bouche, c’est d’une grande douceur et finesse, le contraste avec le nez est assez étonnant. Le fût ne domine pas le distillat, il est bien intégré. Sur la finale, l’alcool un peu brûlant arrive en retour, ça donne l’effet d’un va-et-vient. Je comprends mieux le nom de la cuvée à présent, « Vague à Donnant », en référence à une de ces plages de Belle-Ile-en-Mer.

Un whisky frenchy, mais avant tout breton! Sans mention d’âge, mais plutôt jeune à mon avis. Malgré un manque de complexité dû justement, à son jeune âge je pense, son nez et sa maîtrise technique en font pour moi un beau whisky à découvrir. A noter que chaque bouteille est ornée d’un coquillage ramassé à la main et pris dans la cire. Le prix en boutique était de 69€, ce qui à mon sens est un peu élévé, mais c’est souvent le cas pour les whiskys français.

Note 82

 

Dégustation Eiling Lim

Petite dégustation Eiling Lim 

 

       Tenessee Whisky 51,5% :

Je suis étrangement interpellé par ce nez ! Le seigle est pour moi très dominant, avec un côté sec et des notes de solvant. L’orange, la menthe et la vanille complètent ce nez.

A la fois sec et rond, ce « tenessee whisky » se joue de nous. Le maïs en toile de fond laisse apparaître des notes d’orange, de vanille et de boisé. La finale est moyennement longue, mais agéable.

Assez étonnant finalement cet américain : de la complexité, de la rondeur, un « Tenessee whisky » alliant la gourmandise et une personnalité, moi j’aime ! vraiment intéressant … Jolie trouvaille, Eiling!

Note 86

        Bessie’s dram 51,3%  :

Venons chez Bessi’s dram maintenant. C’est la grande mode des jeunes Islay chez les indépendants en ce moment… La jeunesse de sa tourbe saute au nez.  Une jolie cendre froide s’en dégage, avec cette touche de citron typique Caol Ila. L’iode plus en retrait complète le nez.

En bouche, la fumée est toujours bien présente.  Malgré une belle puissance de tourbe, elle reste d’une belle finesse. La finale toujours sur la fumée est plutôt longue.

Un Caol Ila de bonne facture malgré sa jeunesse. J’ai beaucoup aimé cette cendre froide. Il gagne vraiment à être ouvert à l’avance….

Note : 85

   Glenrothes 1997  50,2% 

 

Un nez très charmeur de fût de sherry en Pedro Ximenez nous met tout de suite dans l’ambiance: des arômes de cuir, de chocolat noir, d’orangette, lui donnent un nez très exubérant. Après un nez très qualitatif, on se dit toujours : j’espère que la bouche va être à la hauteur ! et là…

Bingo! De la rondeur, une jolie finesse; ces arômes de chocolat, de cuir et d’orangette sont toujours présents, c’est gourmand à souhait et sans tomber dans l’excès du « jus de bois ». Ce Glenrothes 1997 opulant ne perd pas pour autant sa classe et nous déroule son art sans fausse note.

Un grand Glenrothes pour moi, surtout pour les amateurs de Sherry. J’avais vraiment apprécié celui de North Star, mais là on est clairement un cran au-dessus. Il a tout d’un grand whisky…sauf le prix ! ( env 149 €). Un véritable coup de coeur.

Note : 92

 

 

« Sublime, forcément sublime », Madame Comte…

Cuvée Figthing Spirit Gold

 

Canne à sucre fraîche, un peu de fruits exotiques. L’alcool n’est pas excessif, plutôt sympa.

Léger, frais, accompagné d’un certain caractère, il s’avère très « easy to drink ».

C’est un rhum blanc agréable, le nez pour moi manque un peu de complexité par rapport à ses deux petites soeurs, pour un tarif légèrement supérieur.

Note 70

prix env 50€

Cuvée Caribaea

A l’ouverture, j’ai été impressioné par l’exhubérance de son nez: c’est un feu d’artifice de notes chaleureuses et tropicales ! Elles évoluent par la suite sur des notes douces de mûres, de framboises.

En bouche, c’est puissant : l’alcool est légèrement brûlant, sans pour autant être gênant. Les arômes de canne à sucre fraîche, iodée, et un peu terreuse apportent un côté terroir authentique à cette cuvée Caribaea.

La finale, moyennement longue, est dans la même ligne directrice que la bouche: pas de surprise, la mission est remplie. Un petit conseil: prenez votre temps et humez votre verre vide. Un arôme de jasmin apparaît; personnellement, j’ai adoré…

En conclusion : Un rhum avec un nez magnifique; la bouche n’est malheureusement pas du même niveau selon moi, mais l’ensemble est cohérent et très agréable. A noter qu’une partie des recettes sera reversée à l’association Caribae, une initiative qui mérite d’être citée.

Note 78

Limitée à 1150 bouteilles;  prix env 45 €

La tour de L’or 2016

Le premier embouteillage blanc La tour de l’or, donc sur le papier un rhum supérieur aux deux autres.

Pour l’ouverture, prenez votre temps. Un côté un peu austère apparaît au début, mais rapidement une complexité se fait sentir, le potentiel me « saute au nez »… En le laissant s’ouvrir, le litchi, le menthol, le poivre apparaissent. C’est délicat, raffiné : j’adore…l’or!

En bouche, c’est d’une pureté étonnante, une douce harmonie. On se laisse facilement bercer par ces notes de litchi lors d’une longue soirée d’été au bord de la mer…

On a clairement affaire à un Grand rhum blanc, clairement plus technique que le Caribaea, moins accessible au premier abord. Mais avec un peu de patience, il se révèle « forcément sublime… »

Note 80

Limitée à 1250 bouteilles prix env 45 €